Cancer de l’utérus ou de l’endomètre

Définition

C'est le cancer gynécologique le plus fréquent en France, se situant au 5ème rang des cancers de la femme, avec l'apparition de 6560 nouveaux cas par an estimé en 2010. Il survient en général après la ménopause, l’âge moyen des patientes atteintes est de 68 ans. Il est de bon pronostic car souvent diagnostiqué de façon précoce.
Les facteurs de risque sont l'obésité, le diabète et la prise de Tamoxifène (traitement hormonal du cancer du sein).

EvolutionCancer de l'uterus

Le cancer, d'abord limité à l'endomètre (tissu tapissant la paroi de l'utérus), progresse en profondeur vers le myomètre (tissu musculaire), puis diffuse jusqu'aux organes de voisinage en les envahissant. Il peut également y avoir atteinte ganglionnaire et très rarement des métastases (abdominales et pulmonaires surtout).

Il existe quatre stades pour classifier les cancers de l'endomètre, en fonction de la gravité :

Stade I : tumeur limitée au corps de l'utérus.
Stade II : tumeur qui a envahi le col.
Stade III : tumeur qui a envahi le vagin, les trompes, les ovaires et les ganglions pelviens.
Stade IV : tumeur qui a envahi la vessie, l'intestin, ou qui a métastasé à distance.

Diagnostic

Tout écoulement vaginal post-ménopausique doit faire suspecter le cancer de l'endomètre. Chez une femme non ménopausée, un saignement en dehors des règles oriente le plus souvent vers une pathologie non cancéreuse.

Le diagnostic peut être fait par une biopsie d'endomètre, effectuée simplement chez votre gynécologue. Si l'analyse s'avère négative, il faut avoir recours à une hystéroscopie pour faire un prélèvement ciblé. L’hystéroscopie est une petite intervention chirurgicale permettant l’introduction d’une fine caméra dans l’utérus par abord vaginal.

Une fois le diagnostic posé, un bilan radiologique est effectué afin d’estimer la taille de la tumeur et son extension. Celui-ci repose sur :

  • L'IRM pelvienne permet de caractériser la taille de la tumeur, le degré d’envahissement du muscle utérin et l’extension éventuelle à des organes de voisinage.
  • Scanner abdominopelvien et échographie pelvienne en cas de contre-indication à l’IRM.

Traitement

Le traitement principal est la chirurgie gynécologique. Elle consiste à retirer l'utérus et son col, les trompes et les ovaires, ainsi que les ganglions pelviens le long des vaisseaux iliaques. L'opération peut se faire soit sous cœlioscopie, soit par laparotomie. L'hospitalisation est de quelques jours et la convalescence de trois semaines. La poursuite de la prise en charge est variable, avec radiothérapie seule le plus souvent, même si une chimiothérapie est parfois nécessaire.

Le cancer de l'endomètre a un très bon pronostic car il évolue lentement et est accessible à la chirurgie.

Publication: 
Contenu modifié le 08/12/14