Cœlioscopie

Qu'est ce que c'estcoelioscopie

La cœlioscopie appelée également laparoscopie est une technique chirurgicale mini-invasive. Elle permet d’accéder à l’abdomen sans ouvrir le ventre. Elle s’accompagne donc d’une meilleure récupération post opératoire et réduit la durée d’hospitalisation.

Cette technique est très utilisée en chirurgie gynécologique, viscérale et urologique. En gynécologie elle permet de prendre en charge toutes les pathologies des organes génitaux pelviens, à savoir l'utérus, les ovaires et les trompes.

Technique chirurgicale :

coelioscopeSous anesthésie générale, l’abdomen est gonflé par un gaz (création du pneumopéritoine), le CO2. Un trocart, tube creux, de 10mm est introduit au travers de l’ombilic. Il sert à introduire une optique reliée à une camera vidéo qui capte les images à l’intérieur de la cavité abdominale et les retransmet à un moniteur que le chirurgien regarde pour opérer.
Après une exploration de la cavité abdominale, entre deux et trois trocarts de 5 ou 10mm sont positionnés dans la partie inférieure de l’abdomen permettant de glisser des instruments (ciseaux, pinces, instruments de lavage…). Ainsi installée l’intervention peut débuter.

Certaines procédures de cœlioscopie peuvent être réalisées par le seul trocart ombilical, on parle de cœlioscopie single port et d’autres peuvent être robot-assistées.

Quelque soit le geste réalisé en cœlioscopie, dans de rares cas le chirurgien, pour des raisons techniques, peut être amené à ouvrir le ventre (laparotomie) en cours d’intervention. On parle de laparoconversion.

La cœlioscopie comporte des risques :

Hormis les effets secondaires de l’anesthésie (nausées, somnolence, vomissements) il peut apparaître des désagréments post-opératoires à type de douleurs abdominales pouvant s étendre aux épaules et dues à la présence de gaz dans le ventre. La résorption spontanée du gaz ainsi que la prise en charge de la douleur en post-opératoire permet d’amenuiser ce problème.

Dans les suites opératoires peuvent survenir au niveau des cicatrices un hématome ou une infection.

Le risque de phlébite et d’embolie pulmonaire est exceptionnel.

Très exceptionnellement, des plaies graves des organes internes de l’abdomen (intestin, vaisseaux sanguins, voies urinaires) peuvent se produire et nécessiter la réalisation dans le même temps opératoire d’une ouverture de l’abdomen et dans certains cas d une transfusion sanguine. Comme toute chirurgie, cette intervention peut comporter un risque vital ou de séquelles graves.

Certains risques peuvent être majorés par votre état ou vos antécédents. Il est impératif d’en informer votre chirurgien.

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Indication de la cœlioscopie en gynécologie :

  • Cœlioscopie diagnostique
  • Douleurs pelviennes
  • Suspicion d'infection pelvienne
  • Suspicion de grossesse extra utérine
  • Bilan de stérilité avec épreuve au bleu permettant de vérifier la perméabilité des trompes
  • Endométriose
  • Précision de la nature des masses pelviennes découvertes en échographie ou IRM

Indication thérapeutique :

  • Grossesse extra utérine
  • Fibromes utérins
  • Endométriose pelvienne
  • Stérilité tubaire
  • Kyste ovarien
  • Hystérectomie
  • Prolapsus
  • Ovariectomie
  • Cancérologie pelvienne
  • Ligature tubaire

En pratique :

L’hospitalisation a lieu la veille ou le matin de l’intervention.

La durée d’hospitalisation dépend du type d’intervention et varie de 24h à quatre jours maximum en gynécologie.

Publication: 
Contenu modifié le 08/12/14