Myomectomie

Qu'est ce que c'est

La myomectomie correspond à l'ablation chirurgicale d'un ou plusieurs fibromes utérins, tout en préservant l'utérus, ce qui permet de conserver les règles et de garder la possibilité de grossesse ultérieure.

Abords chirurgicaux

Quatre voies peuvent être envisagées. L'intervention peut être réalisée soit sous anesthésie générale soit sous anesthésie loco-régionale (péridurale ou rachianesthésie). La durée d’hospitalisation varie en fonction de la voie d’abord de 24 heures en cas d’hystéroscopie à 48 heures pour certaines cœlioscopies et à 6 jours en cas de laparotomie.

  • Par laparotomie (voie haute ou abdominale) : il implique l'ouverture de l'abdomen. L'incision est le plus souvent horizontale sus-pubienne. Comme pour la voie vaginale ou cœlioscopie, l’utérus est d’abord incisé en regard du fibrome, celui-ci est ainsi retiré puis l’utérus est suturé.
  • Voie vaginale (voie basse) : le chirurgien utilise les voies naturelles pour opérer, ce qui évite donc toute incision abdominale.
  • Voie cœlioscopique : les fibromes sont retirés à travers l’un des trocarts après morcellement.
  • Par hystéroscopie : intervention réalisée en cas de fibrome sous muqueux (intracavitaire) et sous réserve que la portion dépassant dans la cavité utérine soit suffisamment importante. Ces indications sont fournies par un bilan préopératoire consistant en une échographie et/ ou une IRM.

    Cette intervention consiste en l'introduction d'un hystéroscope opératoire muni d’instruments de résection. La durée opératoire varie entre 30 minutes et 1 heure. En cas de volumineux fibrome une deuxième intervention peut être nécessaire afin de compléter la résection. L’intervention est réalisée en ambulatoire ou hospitalisation de jour. Les risques sont ceux de l’hystéroscopie.

Conséquences de la myomectomie

En cours d’opération certaines constatations effectuées par le chirurgien ou l’apparition de complication peuvent entraîner une modification de la voie d abord ; on parle de conversion. Une hémorragie liée à l’ouverture de la paroi utérine peut se produire. En cas d hémorragie avec risque vital engagé, une transfusion sanguine peut être réalisée. Les autres complications sont essentiellement dues à des blessures d’organes de voisinage (intestin, vessie, uretères, vaisseaux sanguins) pouvant nécessiter une prise en charge spécifique.

Les douleurs post-opératoires sont prises en charge de façon spécifique par l’équipe anesthésique.

Les complications post-opératoires à type d’hématomes, d’abcès et d’infections urinaires sont rares. Dans certains cas elles peuvent nécessiter une réintervention. Certains risques peuvent être majorés par votre état de sante ou vos antécédents. Il est impératif d’en informer votre chirurgien avant l’intervention.

Publication: 
Contenu modifié le 20/08/14